Elle

Elle
Bon...Par où commencer ?

"Le début" me souffla mon fidèle assistant Lotus (oui je teste une nouveauté : les dialogues bidons)

Bon, ok. Première rencontre : Jeudi 1er Décembre 2005, 8h01, Lycée-Collège André Maurois, Bischwiller, Batiment a, 3e étage, au milieu dudit étage, dans le couloir.

"On se passera des détails trop nombreux et pourris comme ça" rajouta ce cher Lotus.

Bref...que dire de toi, sur la photo ?....Tu es quelqu'un de sensible avec un caractère de mer....un caractère merveilleusement impulsif....Ta capacité à faire bouger les choses et ne pas y aller avec le dos de la cuiller est assez plaisant...Tu es plutot jolie fille (en fait je crois que je vais essayer d'arrêter de.....baver...)...euh...Tu as connu des choses qui font en sorte qu'on peut t'accorder une totale confiance en amour ainsi qu'en amitié..car tu sais le mal qu'on peut faire.....

On peut facilement rêver de toi parce que tu laisses une empreinte indélébile dans les esprits des gens que tu rencontres (enfin...là je parle pour moi...je ne sais pas ce qu'il en est pour les autres ^^)....euh...(fait trop chaud)...Pour le reste, tu sembles altruiste et à l'écoute des autres, même si tu a tes propres problèmes...On ne peut pas non plus te faire faire quelque chose qui ne te plait pas et tu es la franchise incarnée....Ce qui est pratique....bien que parfois déroutant....En effet, c'est parfois bien de tournoter autour du pot ^^ (ma spécialité).....Tout ça implique que tu me sembles être une fille honnête...et ce ne peut être qu'à ton avantage....Ta sportivité implique certainement un mental apte à relever tous les défis et je ne pense pas que tu sois dans le genre à lacher facilement prise....De plus, quand tu as une idée en tete, il doit être impossible de t'empêcher de la poursuivre jusqu'à la voir se réaliser....

"Ben tu vois quand tu veux..." ajouta-t-il, avant de se prendre une baffe..

Pour conclure : tant de choses à dire et si peu de mots pour le faire...

# Posté le lundi 24 juillet 2006 16:19

Modifié le mardi 25 juillet 2006 15:01

La suite, II

On m'a demandé de rajouter des choses, par ce qu'il en manquait "plein"...mais je ne m'attarderai pas sur les détails de ses passions, passe-temps etc...
Voilà ce que l'article aurait dû être.

Mais je vais écrire une vraie suite. Je le disais, il y a tant de choses à dire mais si peu de mots...d'où la chanson qui suit (Les Mots Bleus, paroles: Jean-Michel Jarre, musique: Christophe)



Il est six heures au clocher de l'église
Dans le square les fleurs poétisent
Une fille va sortir de la mairie
Comme chaque soir je l'attends
Elle me sourit
Il faudrait que je lui parle
A tout prix

Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu'on dit avec les yeux
Parler me semble ridicule
Je m'élance et puis je recule
Devant une phrase inutile
Qui briserait l'instant fragile
D'une rencontre
D'une rencontre

Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Je l'appellerai sans la nommer
Je suis peut-être démodé
Le vent d'hiver souffle en avril
J'aime le silence immobile
D'une rencontre
D'une rencontre

Il n'y a plus d'horloge, plus de clocher
Dans le square les arbres sont couchés
Je reviens par le train de nuit
Sur le quai je la vois
Qui me sourit
Il faudra bien qu'elle comprenne
A tout prix

Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu'on dit avec les yeux
Toutes les excuses que l'on donne
Sont comme les baisers que l'on vole
Il reste une rancoeur subtile
Qui gâcherait l'instant fragile
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles

Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Une histoire d'amour sans paroles
N'a pas besoin du protocole
Et tous les longs discours futiles
Terniraient quelque peu le style
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles

Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Je lui dirai tous les mots bleus
Tous ceux qui rendent les gens heureux
Tous les mots bleus




...


En fait, je me pose plein de questions, sans arrêt, chaque jour, chaque soir, dès que je peux me déconnecter de la réalité et laisser divaguer mon esprit. Je préviens : je suis en forme ce soir. On m'a demandé de me libérer le coeur, alors je le fais...et tant pis. On m'a assuré que je ne regretterai pas de l'avoir fait.
Donc, Elle est la fille sur la photo..et celle dont j'ai rêvé, celle dont je parle souvent (toujours). Elle est entrée dans mon coeur le 1er Décembre....violemment. Et n'en est pour ainsi dire pas sortie. impossible à oublier, impossible de ne pas l'apprécier, impossible de ne pas penser à elle. Même si, parfois, de longs moments s'écoulaient entre ces pensées, même si nos relations s'étaient refroidies, même si des fois on ne se voyait plus que de loin, même si ça n'est resté qu'une pote à mes yeux un long moment (plusieurs mois). Elle voit juste dans la vie, sait toujours ce qu'il faut faire, du moins pour moi.

Je sais que j'ai l'imagination trop fertile et que je pense trop...mais...argl...je crois que mon coeur est en train de basculer....un flot d'émotions m'assaille et je suis un peu perdu....Je m'étais renfermé sur moi en début de seconde..m'étais rouvert à Morgan...et là..ce fut un desastre...la fin de mon amitié avec lui n'a fait que renforcer ça. Les 2 ensembles, enfin...surtout le 1er, ont fait que je ne me rendais plus compte de la présence et de la possibilité que ces sentiments si variés soient là. Un flot de pensées tendres m'assaille et j'en ai le vertige....je ne regrette qu'une chose, par rapport a cette après-midi : mon départ. Forcé. Mais je me sens déjà si seul. Avec Lotus qui part 3 semaies en vacances dans un pays étranger, Joachim presque toujours absent (nos horaires de travail sont incompatibles). Envie de pousser un cri déchirant. Mais je ne pourrais que me déchirer les cordes vocales...Envie de pleurer, mais je n'ai pas assez de larmes. Envie d'emmerder ceux qui pensent qu'un garçon n'a pas peur et qu'il ne pleure pas (garçon...ou homme..à voir)...mais il n'y a pas assez de purin dans le monde. Au moins, je l'avoue. Rien à foutre que ça se sache.

Merde. Envie de passer plus de temps avec elle, d'être plus proche, que ce que je vois passer devant mes yeux éveillés se réalise. Et une voix...une voix...plus douce qu'une large couette moelleuse, mieux qu'un chocolat chaud (surout par cette chaleur)...une telle tendresse, ça renvoie les elfes au rang de barbares grossiers. ça te fait fondre un bloc de marbre en moins de temps qu'il n'en faut pour lire cette phrase. Et mon coeur était du marbre massif, avec tout ce qu'il contenait qui était enfoui loin, loin, sous des tonnes de sable, plus caché que certains tombeaux egyptiens.

Toujours peur d'avancer, peur de réduire à néant une amitié sympathique, peur d'aller de l'avant, manque de confiance en moi. Cela me serait insupportable de la perdre. J'aimerai hurler au monde que je l'Aime, mais je ne fais que l'aimer. Horriblement. Mais il reste une nuance.

La nuance est que pour le moment je ne sais qu'une chose : que je suis un gars tranquille à ses yeux. Alors bon, c'est déjà pas mal, mais ça laisse place à un doute. Enorme. Surtout avec mon imagination (trop) folle. Peur d'être un pov' type. Peur de tant de choses que j'en reste pétrifié.



Je ne trouve rien à dire pour conclure....alors je ne concluerai pas. Le thème reste ouvert.

# Posté le mercredi 26 juillet 2006 11:24

Modifié le mercredi 26 juillet 2006 14:04

Nature...

Nature...
Merveilleuse journée. Beau soleil, chaleur à en crever, petit tour à vélo dans l'usine. Découverte d'un but. Ne plus avancer à l'aveuglette. Le travail. La seule chose qui roule. Ma vie,mon boulot. Ne pas dévier. Lui rester fidèle, en espèrant qu'il me le rendra. Mais avec lui je ne regretterai rien, j'en suis sûr.

Pour en revenir à la météo, j'aimerai tant que l'orage en préparation éclate. Admirer la nature. Voir et comprendre qu'il n'y a pas de maitre de l'univers. Mais une maîtresse. Qu'elle se déchaine et nous montre qu'on doit la respecter, l'aimer, en prendre soin, la protéger. Ou elle ne nous respectera plus, ne nous aimera plus, ne prendra plus soin de nous, ne nous protégera plus. Qu'elle se dechaine, qu'elle nous montre sa toute-puissance, qu'elle nous montre que nous ne sommes rien. Que les éclairs aveuglants déchirent le ciel, que le tonnerre ébranle les murs de nos maisons, que le vent hurle toute la nuit.
Que la Nature exprime sa colère et sa peine. Qu'elle exprime la peine et la douleur de ceux d'entre nous qui ne l'ont pas fait, qui se sont retenus.

Que la page se tourne, qu'on puisse passer à autre chose.

...





Parler me semble ridicule, Je m'élance et puis je recule, Devant une phrase inutile, Qui briserait l'instant fragile. Je l'appellerai sans la nommer ; Je suis peut-être démodé.
Le vent d'hiver souffle en juillet. Je n'aime plus le silence immobile, D'une rencontre.

Une histoire sans paroles, N'a pas besoin du protocole. Et tous les longs discours futiles, Terniraient quelque peu le style, De mon dernier départ....Mon dernier départ....
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# Posté le jeudi 27 juillet 2006 16:07

Chalet, encore une !

Chalet, encore une !
Une autre histoire...

Il sentait le vent frais sur son visage. Il se recroquevilla un peu plus et se laissa filer sur la neige. Derrière lui, Elle soutenait le rythme sans effort. Ils entrèrent dans la forêt, où le terrain redevint plus plat et s'arrêtèrent dans une courbe. Ils quittèrent la piste dammée et prirent un petit chemin qui s'enfonçait entre les arbres. Au bout de cinq minutes, ils atteignirent une clairière ou se tenait un chalet, relié à la civilisation par le chemin qu'ils venaient d'emprunter, où les véhicules ne pouvaient pas passer en hiver. Il enleva ses skis et Elle fit de même. Ils montèrent une volée de marches et entrèrent dans le chalet. Ils déposèrent leur matériel dans l'entrée et passèrent dans la salle à manger - salon. Là, ils enlevèrent leurs vestes, qu'ils suspendirent à une patère.
Elle prépara le diner, pendant qu'Il remettait du bois dans la cheminée du salon et dans la chambre.
Après le repas, Il prit ses affaires pour prendre une douche, tandis que le regard de La fille s'attarda sur les dernières lueurs du soleil qui passaient au dessus de la crête des montagnes environnantes. Il La rejoignit et passa un bras autour de Ses épaules. Ils restèrent là un moment, à contempler le soleil disparaitre lentement derrière les sommets enneigés.
Quand le soleil eut disparu, ne laissant que quelques lueurs violettes dans le ciel, Il monta à la salle de bain. Quand Elle entendit l'eau couler, Elle monta. Il était en train de se laver les cheveux quand le rideau de la douche s'ouvrit, La laissant passer. Il fut surpris car Il ne l'avait jamais vu telle qu'Elle était en cet instant, et Il ne s'imaginait pas qu'Elle viendrait le rejoindre à l'improviste. Elle s'approcha de lui, passa un bras autour de son cou et l'embrassa. Il lui rendit son étreinte. L'eau chaude coulait sur leurs corps enlacés et leurs muscles se détendaient. Elle se colla sur le dallage en face du jet d'eau et Il s'appuya contre Elle. Ils s'embrassèrent à nouveau. Elle Lui sourit et Lui lança un clin d'oeil complice. Ils brulèrent leur Amour pendant un long moment, la fatigue de la journée de ski, l'eau chaude et leurs action réciproques les plongeant dans un état de symbiose. Ils étaient liés dans une union indissociable. Il était Elle et Elle était Lui. Ils savaient ce qu'Ils avaient à faire pour se faire plaisir et c'est tout naturellement que les vagues du plaisir finirent par les emporter dans leurs remous et qu'Ils jouirent.
Après leur sortie de la douche, pendant qu'Elle sèchait ses cheveux, Il alla s'assurer que les volets étaient tous bien fermés et s'installa dans le lit. Il entendit le vent se lever au-dehors, passer entre les branches des arbres et siffler tout autour du chalet. En face de Lui, Il voyait les flammes danser dans l'atre et entendait leur crépitement rassurant.
Elle le rejoignit peu après. Elle s'installa tout contre Lui et passa un bras sur son ventre. Il La regarda dans les yeux. Il y vit les reflets des flammes, les ombres dansant dans sa chevelure. Il La trouvait encore plus belle que d'habitude. Ils quittèrent vite leurs vêtements légers et se réunifièrent. Il passa sur Elle, Elle passa sur lui. Ils disparurent sous les couvertures et réapparurent haletants du manque d'air. Ils laissaient libre cours à leur Amour et le bonheur qu'Ils éprouvaient le renforçait encore. Enfin, Il se vida en Elle et Elle eut la certitude qu'ils seraient trois neuf mois plus tard.
Ils posèrent leurs têtes l'une à coté de l'autre sur l'oreiller, se sourirent et s'embrassèrent. La fatigue de la journée finit par prendre le dessus. Elle murmura un "Je t'aime" auquel Il répondit. Elle s'endormit lovée dans ses bras. Il posa sa tête sur ses cheveux et emplit ses narines du parfum de la femme qu'il aimait. Le vent s'apaisa un moment. Il s'endormit à son tour. Le vent et la neige les isolèrent du reste du monde durant toute la nuit, comme une chappe protectrice, qui empêchait quiconque de les déranger.


Ceci peut paraitre être à l'eau de rose, totalement indigeste, mais je trouve ça reposant, calme, tranquille. Et ça me rend jaloux de Lui....c'est ça l'Amour : une petite bulle de bonheur...

# Posté le vendredi 28 juillet 2006 15:39

Je ne t'oublierai jamais...

Je ne t'oublierai jamais...

Je me pose, fatigué,
Encore désorienté.

Ne sachant que faire, je ne bouge pas,
Et hésitant, je n'ose rien.

Tout aurait pu être si facile.
On aurait pu s'aimer, avoir
Une vie de toute
Beauté, l'Amour,
La tendresse et la complicité,
Imprégnant nos vies liées, notre vie,
Et ne refusant
Rien, pouvoir être
Aimés et aimer,
Indéfiniment.

J'aurais tant voulu, plein d'un fougueux espoir
Avoir la chance de lier ma vie à la tienne,
Mais cela ne fut pas possible, car, ô tristesse,
Aimer, tu le faisais déjà, mais pas envers moi.
Impossible fut notre Amour. Indésirable aussi. Mais te
Savoir heureuse est le plus important à mes yeux rougis.



Accrostiche.

# Posté le vendredi 28 juillet 2006 15:56